Née               16 octobre 1937  

 Profession     15 août 1960

 Décédée         23 janvier 2026

Sr. Annnemarie Woeste est née le 17 octobre 1937 à Neuborger, en Allemagne, de Marie et Hermann Woeste. Sa mère avait épousé un veuf, père de six enfants et Sr. Annemarie était l'une de leurs six enfants, devenant ainsi la neuvième de cette grande famille aimante. C'était une enfant curieuse, drôle et adorable, mais aussi exigeante, qui savait se faire aimer de tous.

Après avoir souffert pendant la guerre, sa famille catholique fervente, imprégnée de foi, l'a soutenue. Sr. Annemaire a alors choisi de devenir sœur missionnaire mariste, suivant les traces de sa sœur aînée, Margarete, et de ses deux frères qui sont devenus prêtres maristes. Elle a quitté sa mère et son pays natal en 1957 pour commencer sa formation à Bedford, dans le Massachusetts. Elle a étudié l'anglais durant toute sa formation. Elle a prononcé ses vœux le 15 août 1960.   

Après sa profession, Sr. Annemarie a étudié pour être  infirmière à l'hôpital St. Vincent de Worcester, dans le Massachusetts, puis la profession de sage-femme en Australie. Elle a été envoyée aux Îles Salomon de 1970 à 1983, d'abord comme membre du personnel hospitalier, puis comme directrice du centre de santé. Elle a formé le personnel local pour améliorer les soins dans les villages avec l’aide de ses manuels.

De 1984 à 1991, Sr. Annemarie a été envoyée en Papouasie-Nouvelle-Guinée en tant que membre du personnel, puis directrice du Centre diocésain de formation pastorale à Erave.  De 1993 à 1997, elle s'est rendue en République de Kiribati pour enseigner à l'École nationale de formation des infirmières. De 1998 à 2003, elle a été responsable des vocations des SMSM aux États-Unis.  De 2003 à 2006, elle a fait partie du personnel de la clinique communautaire VIH/SIDA en Ouganda.

De 2007 à 2012, Sr. Annemarie a été envoyée à Shinyanga, en Tanzanie. Elle a écrit à propos de son ministère pastoral en Tanzanie: « J'adore être ici. Au sein d'une équipe de trois personnes, nous avons entrepris de renouveler les communautés chrétiennes de base. L'évêque nous a également demandé d'inclure la formation de ministres pour la pastorale des malades et les soins des malades à domicile. Nous nous rendons dans les villages les plus éloignés pour nos séminaires de cinq jours. Les gens sont très réceptifs et ont soif de

la Parole de Dieu et de la connaissance de leur foi.   96 % de la population vit dans des zones rurales où un prêtre ne se rend que quelques fois par an. C'est une bénédiction pour moi d'être ici parmi ces gens et je sens que cette expérience m'enrichit, tant sur le domaine de la foi et de l´aprentissage. Leur endurance face à tant d'épreuves et de privations, leur joie intérieure et leur satisfaction de ce qu'ils ont, sont des dons qui les aident à survivre. Je crois fermement que c'est ici que Jésus et Marie auraient été, et que Françoise Perroton nous a montré où nous devons être.

Sr. Annemarie a quitté sa Tanzanie bien-aimée pour les États-Unis en 2012, où elle a expérimenté une transition difficile. Ce qui l'a sauvée, c'est son implication dans la formation. Elle a été chargée d'accompagner les jeunes femmes africaines qui s'intéressaient aux Sœurs Missionnaires Maristes. Sr. Annemarie adorait cette mission et passait des journées entières au bureau sur Zoom avec ces jeunes femmes.  Elle passait un an, voire plus, à les guider à travers notre processus SMSM, évaluant la profondeur de leur foi, de l'Église, leur propre maturité et une multitude d'autres exigences. Elle a formé de nombreuses filles SMSM.

Les deux dernières années et demie ont apporté à Sr. Annemarie une nouvelle mission.  C'est peut-être la mission la plus difficile de toutes, celle de souffrir.  Une grave blessure au dos survenue il y a plus   d'un an l'a ralentie pendant plusieurs mois de convalescence.  Elle se plaignait de ne pas pouvoir se rendre au bureau, aider les autres sœurs, etc.  Cette inactivité et cette vulnérabilité sont plus douloureuses que la douleur ellemême. En septembre dernier, elle a de nouveau subi une grave fracture du dos, qui lui causait des douleurs lorsqu'elle marchait, se tenait debout et bougeait en général.  Son état commençait tout juste à s'améliorer lorsqu'on lui a diagnostiqué un myélome multiple, dont les symptômes sont des douleurs osseuses persistantes, une faiblesse et des infections. Elle était si courageuse et déterminée à être autonome, sa plus grande crainte était d'être un fardeau. Le vieillissement est une période d'abandon et Sr. Annemarie a dû apprendre à lâcher prise de plus en plus. Elle s'est tournée vers sa foi et son Dieu aimant pour supporter cette souffrance en union avec Lui. Nous la remercions pour son esprit, son amour et sa détermination. Imaginez l'accueil qu'elle a reçu au ciel lorsque JÉSUS est venu la chercher!

« Prends, Seigneur, reçois, tout est à toi maintenant. Tu m'as tout donné, maintenant je te le rends. »

Nous t’aimons, Sœur Annemarie. Que tu reposes dans la paix aimante de Dieu. S’il te plaît, prie pour nous.

En Jésus et Marie,

Sœur Palepa Ioane, smsm                                                 Sœur Judith Sheridan, smsm

Supérieure Régionale