Née: 8 octobre 1963
Le 8 octobre 1963, Mele Tupou Ulupano de Vavau et Kali Fililava Ulupano de Ha’apai et Samoa occidentales reçurent de Dieu Emanita, la sixième de leurs neuf enfants
Emanita a étudié à l’école primaire Sacred Heart de Neiafu, Vava’u de 1970-1975. Elle a ensuite étudié au lycée St Peter Chanel de 1976-1981.
Entendant l’appel de Dieu à devenir Religieuse, Emanita a répondu en commençant son postulat en 1993 au couvent Villa Maria à Nuku’alofa. Le 8 décembre 1993, elle a commencé son noviciat à Heretaunga en Nouvelle-Zélande et, le 8 décembre 1995, elle a prononcé ses premiers vœux comme Sœur Missionnaire de la Société de Marie, à Avondale en Auckland.
Moins de quatre ans après ses premiers vœux, Sœur Emanita fut envoyée en mission à Bougainville, arrivant là-bas en 1999. L’accord de paix mettant fin a des années de conflit n’avait été mis en œuvre qu’en 1998. Emanita fut affectée au lycée Bishop Wade à Tarlena et vivait en communauté avec une autre sœur en vœux temporaires. Parmi les élevés du lycée figuraient des combattants du conflit, dont beaucoup étaient traumatisés. Les machettes devaient être laissées au fond de la classe ! Forte de sa force intérieure, elle aida de nombreuses personnes, notamment les élèves, à retrouver confiance et à se réconcilier peu à peu avec elles-mêmes et avec les autres.
Le 16 février 2002, Sœur Emanita a prononcé ses vœux perpétuels à Tarlena, Bougainville.
De 2003 à 2006, elle a étudié à Divine Word University de Madang, PNG, et en 2007 elle a obtenu sa licence en Sciences Religieuses, Action Sociale et Education. La même année elle a rejoint le Centre de Formation des Catéchistes à Madang. Malheureusement, Emanita a reçu un premier diagnostic de cancer, mais heureusement, la tumeur du sein a été entièrement retirée lors d’une intervention chirurgicale en Australie.
En attendant le renouvellement de son visa pour la PNG, Sœur Emanita a suivi une formation en catéchèse à Sydney, avant de retourner aux Tonga en 2008. Elle y a donné des cours à l’école de commerce et effectué des visites pastorales. Emanita était une personne très active. En novembre de la même année, elle est retournée à PNG et a été affectée à la maison de prière, Mabiri Ministri Skul, à Bougainville. En 2011, elle a été nommée responsable de la communauté, une fonction qu’elle a occupée pour la première fois et a plusieurs reprises. Apres son Second Noviciat à Rome, Emanita est retournée à Mabiri en 2012. Cependant, après avoir suivi une formation de six mois pour formateurs à Sydney, elle est revenue à Mabiri pour fermer la maison. Elle a ensuite rejoint les Sœurs d’Arawa avant de retourner au Centre de Formation des Catéchistes à Madang.
En 2016 Sœur Emanita a été transférée aux Iles Salomon ou elle a œuvré comme responsable de la communauté et s’est impliquée dans la pastorale des vocations, ainsi que dans l’aide aux groupes de sa paroisse. En aout de la même année elle a subi une première intervention chirurgicale à Sydney pour une tumeur au dos. En 2017, elle a participé à un programme d’un mois à Rome pour la formation des formateurs. Elle a ensuite poursuivi divers ministères à Honiara, jusqu’en 2019, quand elle s’est installée à Visale pour aider les Sœurs DMI à gérer un projet au sein de leur centre de formation rurale. Elle a également donné des cours au noviciat DMI et pris soin de Sœur Thérèse Chaloux smsm. Cette même année elle a participé à un atelier, à Waltham, aux Etats-Unis, sur les soins aux personnes âgées.
En 2020, Sœur Emanita est retournée à Honiara pour être la responsable de la communauté et s’impliquer dans l’accompagnement des vocations, tout en donnant la direction spirituelle aux quelques Sœurs DMI. L’année suivante elle a commencé à enseigner au lycée Bishop Epalle, poste qu’elle a occupé jusqu’à son départ pour l’Australie en septembre 2024. Deux interventions chirurgicales antérieures n’avaient révélé aucun signe de cancer, mais en 2024, la tumeur est devenue cancéreuse, et malgré la chirurgie, la radiothérapie et la chimiothérapie, le cancer s’est avéré incurable. En avril 2025, Emanita est retournée aux Tonga pour voir sa mère et rejoindre la communauté SMSM locale.
Dieu aimait Sœur Emanita d’une manière particulière, et l’a comblée de nombreux talents. Chaleureuse et pleine d’humour, elle aimait profondément ses collègues et souhaitait toujours les voir s’épanouir. Les nombreux témoignages d’amour reçus de partout, attestaient qu’elle se dévouait corps et âme à sa mission. Femme de prière, elle menait une vie simple et généreuse, d’une sérénité apaisante, et nous laisse un témoignage de résilience et d’un courage inspirant. Son attitude face à la maladie révélait sa foi profonde et son désir de servir l’autrui. Bien qu’elle puisse parfois s’impatienter face aux « bêtises » de certains, elle prodiguait de sages conseils et offrait un accueil chaleureux.
Emanita, vos 31 années de dévouement à la mission sont pour nous un défi et une invitation. Nous vous sommes profondément reconnaissantes d’être un si bel exemple. Nous nous réjouissons avec fierté du don que vous avez fait de vous-même et de ce que vous avez accompli.
Cela fait écho au message de Sœur Cristina Giustozzi, notre Supérieure Générale.
« Même pendant sa maladie, Sœur Emanita a continué à servir. Malgré les limitations imposées par l’agressivité de la maladie, elle n’a jamais cessé de se demander comment elle pouvait encore être utile au Seigneur. Elle a supporté sa souffrance avec une sérénité remarquable, sans se plaindre, offrant sa faiblesse avec le même dévouement qui avait caractérisé toute sa vie missionnaire. Sa force tranquille et sa paix intérieure demeurent un puissant témoignage pour nous tous. »
Chère Emanita, nous avons tant de raisons de remercier Dieu pour la personne que tu étais. Tu as pleinement vécu l’esprit de Marie, en tant que SMSM. L’article suivant, tiré de nos constitutions exprime si bien ta vie !
« Marie n’eut pas d’autre désir que de faire la volonté du Père découvert au long de sa vie et
Elle coopéra de tout son être à l’œuvre de son Fils. Nous devons, nous aussi, faire passer
les intérêts du Seigneur avant tous les autres, nous efforçant de discerner chaque jour
sa volonté et nous oubliant par amour pour Lui. » (Constitutions No.51)
Sœur Sesilia ‘Alamoti smsm Sœur Jennifer Clarke smsm

