17 novembre 1938 - 18 août 2026

Annick Marie Gérard Bourget est née le 17 novembre 1938 à Vallet, en Loire Atlantique, deux ans après sa sœur Alice.

Baptisée le 27 novembre 1938, elle a reçu la confirmation le 7 juin 1949. 

Son père Octave était couvreur à son compte et sa mère Amélie s'occupait du foyer.

La famille s'agrandit avec l'arrivée d’Odette en 1940, de Christiane en 1942, de Thérèse en 1946 et de Michel en 1949. Trois enfants sont décédés à la naissance : Claude, Daniel et Marie.

Après le décès du papa en 1955, la famille partit de Vallet pour aller au Lorroux Bottereau, afin de se rapprocher de la famille d'Amélie.

Annick était une petite fille très vive et déterminée, un peu "casse-cou", téméraire et pas peureuse.

Elle passait beaucoup de temps avec son papa. Aimant l'école, c’était une bonne élève.

Elle vivait dans une fratrie très aimante et très soudée. Elle a secondé sa maman pendant la maladie du papa. Avec Alice, sa sœur ainée, elles ont pris soin de leur frère et sœurs surtout au moment du décès. Les liens entre les frère et sœurs ont duré tout au long de la vie d'Annick même lorsque celleci est partie au couvent et en mission. 

Elle est entrée au postulat à Ste Foy-lès-Lyon, le 10 mars 1960 et le 7 septembre de la même année, elle est admise au noviciat avec Sœur Marie José de Préville. Elle a reçu le nom de Sœur Marie

Viviane. Elle a fait profession le 8 septembre 1962 et elle est restée à Ste Foy pour aider au noviciat.

Avant le postulat, Annick avait juste eu son C.E.P. à Vallet en 1952. Après la profession,  elle aura l’occasion de recevoir  plusieurs formations :

En septembre 1963, elle a commencé une formation d’aide familiale. Le 24 janvier 1964, elle a obtenu le diplôme de monitrice de colonie de vacances. Dernièrement, au téléphone, de Brescia en Italie, Sœur Marie Gian Paola évoquait avec elle les beaux souvenirs de ces colonies de vacances.  Après six mois de stage préparatoire, elle a obtenu le diplôme de travailleuse familiale le 28 septembre 1964.

Sœur Marie Viviane a aussi reçu une formation catéchétique et le diplôme de grégorien de 3ème degré. 

En 1965 elle a eu sa première destination missionnaire pour le Sénégal. Le 8 juillet, elle s’est embarquée à Marseille pour arriver le 13 au pays de la Teranga ! dans la communauté des sœurs de la grande banlieue de Dakar, à Pikine. Elle s’engage à fond dans la promotion féminine. Le 8 septembre 1969, elle prononce son oui définitif par la Profession perpétuelle.

En 1971, elle demande de reprendre son nom de baptême.

Le 12 octobre l973, elle rentre en congé en France. Le lendemain, elle est nommée dans la nouvelle communauté de Marignane avec S. Marie Renée Rochette et S. Nicole le Béguec. Elle y exercera ses talents d’aide familiale. 

A partir de ce moment-là, se suivront une séries de changements et de responsabilités dans la congrégation.

En 1974, elle est nommée supérieure locale et déléguée au Chapitre Provincial. 

En 1975, transfert de sa communauté de Marignane à Vitrolles. En 1976, elle est nommée Conseillère Provinciale.

Le 1er avril 1978, elle commence le second Noviciat (3 mois) à Castelgondolfo, où était le généralat à ce moment-là et en France.

Le 11 janvier 1979, elle est nommée Assistante Provinciale à Courbevoie dans la région parisienne. L’année suivante, supérieure à « l’espace 80 » à Lyon et déléguée au Chapitre Général à Rome. 

De juillet 1981 à janvier 1982 Sœur Annick visite les communautés SMSM et les œuvres de la congrégation en Océanie pour connaitre les Missions du Pacifique.

Le 24 juillet 1981, elle est nommée maitresse des novices de la Province d’Eurafrique, mais elle n’aura jamais de novices ! En juillet 1982, elle participe à la réunion des Formatrices au Pérou. Le 1er janvier 1983, elle est supérieure de la communauté de « l’espace 80 » transférée au Point du Jour et renommée Conseillère Provinciale.

Le 1er octobre 1983 elle suit une année de formation des formateurs ‘Accompagnement et Discernement’.

Le 13 juillet 1984, elle reçoit l’autorisation d’aller s’occuper de sa maman malade ce qui ne l’empêche pas de participer régulièrement aux réunions du Conseil Provincial.

Le 2 février 1989, elle est renommée Conseillère Provinciale. Et en février 1993, accepte avec beaucoup d’humilité d’être Supérieure Provinciale d’Eurafrique. En octobre 1994, elle participe au Chapitre Général à Rome, en tant que membre de droit.

A la fin de son mandat, elle revient à la communauté du Point du Jour.

Le 15 septembre 1996, elle est nommée maitresse des postulantes à Pikine, Sénégal ;

Le 12 janvier 2001, sœur Annick revient en France  pour des soins. En 2002, elle rejoint le postulat et le 29 septembre 2002, elle rentre définitivement en France pour être Assistante de la Provinciale, Sœur Marie José de Préville et visite l’Algérie, Brescia et la Hollande.

Le 1er novembre 2002, elle est Supérieure de la communauté du Point du Jour. 

Le 26 octobre 2008, elle remplace la Supérieure de la Communauté de la Fare les Oliviers.

En novembre-décembre 2008, elle participe au mois Mariste à Rome.

Le 5 juin 2009, elle est au 53bis. Chemin du Signal à Ste Foy. Du 1er janvier 2011 jusqu’au 1er janvier 2014, elle est Assistante provinciale de sœur Cristina Giustozzi.  En 2011, elle reçoit la charge d’archiviste de la Province.

Arrivée dans notre communauté du 41 en 2022, sœur Annick rendait toujours joyeusement service dans les petites tâches qu’elle pouvait faire, sa santé ne lui permettant pas de gros efforts. Fragilisée par ses problèmes pulmonaires depuis plusieurs années, elle souffrait beaucoup de la chaleur et de la pollution. En 2014, déjà, elle écrivait à sa Provinciale qui lui  demandait de prendre la responsabilité de la communauté du Point du Jour : « Je suis partagée entre le désir de donner un oui joyeux et entier à cette demande et le peu de forces physiques qui me restent. Ma capacité respiratoire est diminuée de 50%. Je souffre beaucoup de la pollution (fréquente sur Lyon) car je manque d’oxygène. »

Sœur Annick était fidèle à son service de permanence pour répondre au téléphone et ouvrir la porte aux livreurs, aux visiteurs et aux femmes de ménage, à la vaisselle tous les soirs et elle accompagnait Sœur Anne Marie Mevellec - notre doyenne - jusqu’à sa chambre. Ouverte aux actualités de la Congrégation et du monde, elle sortait souvent le téléphone de sa petite sacoche pour le consulter ! Une autre chose qu’elle appréciait beaucoup, c’était de jouer au scrabble avec Sœur Marie Claude tous les après–midis après la sieste. Elle aimait raconter les expériences du noviciat qui nous faisaient bien rire.

Comme l’ont prouvé nombre de messages reçus, Sœur Annick avait une piété profonde, plutôt contemplative et très apostolique en même temps. Elle avait de grandes qualités relationnelles. Elle était agréable, serviable, effacée, charitable, discrète et consciencieuse dans le travail, elle s’appliquait à tout. D’une grande délicatesse.

Elle a porté un très beau témoignage de femme consacrée pendant sa vie missionnaire au Sénégal auprès des femmes et des jeunes filles à qui elle apprenait la couture, la teinture, etc. et à la chorale. Dans les autres services de congrégation aussi, elle a donné le témoignage d’une vraie smsm.

Nous rendons grâce pour le don de la vie de sœur Annick à Dieu dans la Congrégation et prions afin qu’elle reçoive « la couronne qui ne se flétrit pas. »

Sœurs Hélène Diouf et Marie Claude Linossier, smsm